Les souffles systoliques d’éjection organiques.
Ils ont pour causes essentielles les sténoses valvulaires, aortique ou pulmonaire. Même si l’intensité du souffle varie avec la sévérité de la sténose, la relation n’est pas suffisante pour une évaluation fiable du degré de sténose à partir de l’intensité du souffle.

Les souffles systoliques de régurgitation


Ils débutent avec B1 et se terminent avec B2 lorsqu’ils sont holosystoliques (durent toute la systole).

 


Ils sont dus en général à une insuffisance mitrale ou tricuspide. Ils ont une forme rectangulaire. Ces souffles sont produits par un flux rétrograde d’une zone de haute pression intracardiaque vers une zone de plus basse pression, à travers une «ouverture anormale». Les mécanismes de ces ouvertures anormales les plus habituels sont les suivants : l’insuffisance valvulaire mitrale, la
CIV, l’insuffisance valvulaire tricuspide, la persistance du canal artériel. Tous les souffles de régurgitation ne sont pas holosystoliques. La fuite mitrale peut en effet donner naissance à un souffle télésystolique. Ces souffles sont surtout le fait de certaines étiologies: le prolapsus mitral et le dysfonctionnement du muscle papillaire. Les particularités des différents souffles de régurgitation sont traitées spécifiquement dans les cours de pathologie. Dans certains cas, il peut s’avérer difficile de distinguer les souffles systoliques entre eux. Ils ont les caractéristiques des 2 et leur chronologie est variable suivant le siège.